Serre moi,serre toi plus prés comme un nuage, je te fendrais d'un vent d'amour
Serre moi ,serre toi plus prés notre nouvelle saison se reveillera avant la levée du jour
serre moi,serre toi plus prés je happe ton odeur ,éclabousse mes sens déchire mes peurs
serremoi,serre toi plus prés ,on plantera nos racines au plus profond de nos douleurs
serre moi serre toi plus prés, aux premiers frissons de l'automne nous tomberons de notre branche
serre moi serre toi plus prés,on « s'aimera » notre humus sur le flanc des terres on coulera vers des fleuves de lave
serre moi serre toi plus prés ,des mots crus résonneront avec l'orage qui emportera en crue nos deux épaves
Si tu m'oublies
je veux que tu saches
une chose.
Tu sais ce qu’il en est:
si je regarde
la lune de cristal, la branche rouge
du lent automne de ma fenêtre,
si je touche
près du feu
la cendre impalpable
ou le corps ridé du bois,
tout me mène à toi,
comme si tout ce qui existe,
les arômes, la lumière, les métaux,
étaient de petits bateaux qui naviguent
vers ces îles à toi qui m’attendent.
Cependant,
si peu à peu tu cesses de m’aimer
je cesserai de t’aimer peu à peu.
Si soudain
tu m’oublies
ne me cherche pas,
puisque je t’aurai aussitôt oubliée.
Si tu crois long et fou
le vent de drapeaux
qui traversent ma vie
et tu décides
de me laisser au bord
du coeur où j’ai mes racines,
pense
que ce jour-là,
à cette même heure,
je lèverai les bras
et mes racines sortiront
chercher une autre terre.
Mais
si tous les jours
à chaque heure
tu sens que tu m’es destinée
avec une implacable douceur.
Si tous les jours monte
une fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon amour, ô mienne,
en moi tout ce feu se répète,
en moi rien ne s’éteint ni s’oublie,
mon amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et durant ta vie il sera entre tes bras
sans s’échapper des miens.
perdue dans
un temps visqueux qui meurt en silence au bout des feuilles muettes ,je me deverse cherchant un récipient pour remplir et me poser dans un fond ,je déborde ...mes dunes s"écoulent
vers un autre horizon pour redessiner encore une fois ces ondes sableuses, grains par grains elles racontent les instants sans bruits elles enterrent ce vide ,je repousse la fin comme ce papillon
qui, un jour est pour lui l'éternité...
des murs tendres tes odeurs aux
parfums diluées ,des couleurs jetées me soufflent la vie ,je caresse mes pinceaux secs je frémis une douleur m'enivre,des rouges écrlates des bruns profonds je touche pétri,je scillonne une toile
immaculée vierge perdue au fond de sa solitude délaissée, je la creuse lui donne une autre histoire des contours emmergent ,je m'épuise à te donner une forme à t'appercevoir à te
toucher...
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